LA VALEUR D’UNE MÉDAILLE REPOSE SUR L’HISTOIRE QUI LA PRÉCÈDE

Les gens prennent part à la Course de l’Armée du Canada à la marche, à la course ou en roulant pour diverses raisons. Certains tentent d’établir un record ou de battre leur record personnel. D’autres participent en mémoire d’un parent ou de grands-parents qui ont fait carrière dans les forces armées ou encore en mémoire d’un être cher qui a perdu la vie dans l’exercice de ses fonctions. Beaucoup participent en outre pour rendre hommage à un fils, à une fille, à un frère, à une sœur ou à une mère ou un père qui fait aujourd’hui partie des Forces canadiennes. D’autres viennent plutôt pour rendre hommage aux soldats blessés qui participent à l’épreuve du 5 km et du demi-marathon et qui montrent ainsi que leur persévérance est « sans limites ». Et des milliers d’autres personnes viennent tout simplement pour remercier les militaires des Forces armées canadiennes de tout ce qu’ils accomplissent au pays et à l’étranger.

Voici quelques-unes de leurs histoires :

Tina (côté gauche sur la photo) travaille à la BMO depuis près de 35 ans – un jalon qu’elle célébrera avec la banque en mai prochain. Elle a commencé sa carrière en travaillant comme représentante du service à la clientèle à Hudson (Québec) et depuis, elle a assumé divers rôles au sein de nombreuses directions, y compris aux services bancaires de détail, à la gestion de succursale, à la vérification institutionnelle, et elle travaille maintenant aux ressources humaines pour la division de l’Est de l’Ontario.

C’est son gestionnaire qui lui a parlé en premier de participer à la Course de l’Armée du Canada en 2011. À ce stade, elle pouvait tout juste faire le tour d’un pâté de maisons à la course! Mais son gestionnaire a été persévérant, et il lui a fourni la motivation dont elle avait besoin. L’entraînement lui a donné l’occasion d’explorer la ville comme elle n’avait pas pu le faire auparavant, et elle a vraiment cerné la relation que la BMO a bâtie avec la Communauté de la Défense canadienne.

Cette année-là, Tina a fait le 5 km à la marche et elle a été émue en voyant tous les athlètes et les participants inspirants.

« J’en avais les larmes aux yeux. Je n’avais jamais vu ni vécu quelque chose comme ça dans ma vie. Vous savez, les hymnes à la ligne de départ? Je ne m’étais jamais sentie si inspirée. Pendant que nous marchions et que nous croisions des soldats, je m’arrêtais pour leur serrer la main – ils me coupaient le souffle – et chacun était tellement investi. C’était une sensation que je ne peux pas décrire vraiment. »

Après cette première année, elle était accro! Les trois années suivantes, Tina a fait le 5 km à la course, ensuite le demi‑marathon, et en 2016, elle a réalisé le tout premier Défi du commandant (soit le 5 km et le demi‑marathon combinés).

« Je suis toujours inspirée. J’ai assisté au souper aux pâtes et j’ai écouté les discours – et c’est là que j’ai décidé de devenir bénévole! »

Depuis 2014, Tina dirige les coureurs bénévoles de la BMO pendant la course. À cette fonction, elle se charge de l’organisation des courses et séances de conditionnement des bénévoles afin qu’ils puissent s’entraîner ensemble et s’encourager mutuellement.

Aujourd’hui, Tina court quatre fois par semaine, et elle s’attaquera au Défi Vimy cette année, pour souligner le 100e anniversaire de la bataille de la Crête de Vimy. Son fils (âgé de 31 ans) et sa fille (âgée de 28 ans) se joindront à elle pour faire le Défi; ils feront le 5 km, suivi du 10 km.

Christine (côté gauche sur la photo) est avec la BMO depuis 11 ans. Elle a commencé par travailler dans de nombreuses succursales dans la RGT, et elle est maintenant installée à Kingston (Ontario) depuis le printemps dernier. Sa participation à la Course de l’Armée du Canada a pris diverses formes : elle a notamment donné un coup de main aux kiosques de la BMO à l’expo et aidé les participants à créer des affiches personnalisées afin d’encourager leurs êtres.

En 2014, Christine est devenue responsable du poste d’eau de la BMO (situé sur le parcours du demi‑marathon), organisant la rotation des quelques 40+ bénévoles qui distribuent de l’eau et des produits d’hydratation aux coureurs durant l’épreuve. Chaque année, de plus en plus de volontaires reviennent – de fait, au moins 15 employés de la BMO se portent volontaires depuis le début en 2008.

« C’est toute une expérience d’être ici et de regarder ces gens faire la course. Même si c’est fatigant de maintenir le niveau d’énergie des coureurs élevé, c’est tellement amusant de manifester notre appui. »

« Pendant la fin de semaine de la course, la ville d’Ottawa se mobilise. Ça fait chaud au cœur de voir toutes les familles militaires se rassembler. Ça m’a vraiment touchée, et de voir que ça prend de l’ampleur chaque année, c’est vraiment quelque chose. »

Même si Christine est partie pour Kingston, elle a clairement indiqué qu’elle demeurerait chef d’équipe du poste d’eau de la BMO, un endroit que les amis de la Course de l’Armée disent aimer le plus, année après année, grâce à l’énergie et au soutien que les bénévoles de la BMO apportent à tous les participants.

« Le 9e km est vraiment une charnière pour de nombreux coureurs, et cela arrive à un moment idéal – cette poussée d’énergie et ce soutien. Les gens courent avec un grand sourire aux lèvres et pour moi, c’est cet aspect qui est le plus valorisant. Nous ne sommes pas là seulement pour les aider à s’hydrater, mais pour leur donner de l’énergie et faire une différence dans leur course. C’est la partie la plus importante en ce qui me concerne. »

La participation de Christine est en fait une initiative familiale – son père est le photographe officiel de la course! Sa mère a aussi été bénévole dans le passé.

Le 3 septembre 2017, des membres des Forces armées canadiennes (FAC) déployés sur l’op UNIFIER en Ukraine ont participé à une course parallel de la Course de l’Armée du Canada. L’op UNIFIER constitue la mission des FAC visant à soutenir les forces armées ukrainiennes en Ukraine. Cette opération vise principalement à leur offrir de l’aide en matière d’instruction militaire.

Le 9 septembre 2017, des membres des Forces armées canadiennes (FAC) déployés sur Op IMPACT au Moyen-Orient ont participé à une course parallel de la Course de l’Armée du Canada. L’Op IMPACT est la contribution des FAC à la coalition mondiale contre Daech en Irak et en Syrie. Voici quelques mots du brigadier-général Dan MacIsaac, commandant de la Force opérationnelle interarmées – Irak, et l’adjudant-chef Dominique Geoffroy, adjudant chef de la FOI-Iraq, quelques jours avant la course parallèle.

Le 1er février 2000, un conducteur en état d’ivresse au volant a frappé mon auto de plein fouet. Le 7 novembre 2004, alors que j’étais arrêtée à un feu de circulation, un conducteur ivre a embouti l’arrière de mon auto. Les deux accidents se sont produits sur la même route à chaussées séparées, les deux à vitesse normale pour l’autoroute et mes deux véhicules ont été déclarés perte totale.

J’ai été ébranlée par la première collision, en plus de récolter quelques bosses et contusions, mais je n’ai pas eu la même chance lors de la seconde. L’autre auto a frappé la mienne avec tant de force que l’arrière de mon auto a été renfoncé jusque derrière mon siège, qui s’est séparé du châssis. Lorsque j’ai repris connaissance, j’étais désorientée, j’avais froid, j’étais assise sur le plancher de l’auto, les yeux rivés sur mon volant. Cet événement a changé ma vie et la vie des gens de mon entourage à jamais.

Ma « nouvelle » vie est constituée de rendez-vous. Il y a eu des rendez-vous pour traiter mes blessures physiques, qui vont de la perte de la rotation du cou jusqu’aux dommages aux vertèbres et disques cervicaux et thoraciques, en passant par l’acouphène et les jours de migraines. Les traitements comprennent des séances de physiothérapie, d’acupuncture, d’ostéopathie et des injections de Botox. Il y a eu des rendez-vous pour soigner mes blessures psychologiques, qui regroupent le TSPT, l’anxiété, la dépression et la phobie de la conduite automobile. J’ai passé des centaines d’heures en thérapie, à prendre des médicaments et en formation en conduite automobile après accident. À tout cela s’ajoutent d’autres rendez-vous avec des représentants de compagnie d’assurances, des avocats, des tests chez des spécialistes, sans compter mes présences lors d’audiences au tribunal.

L’accident m’a changée. Bien que je demeure la même de l’extérieur, je ne suis plus la même. J’ai perdu un grand nombre d’amis, presque perdu mon mari, perdu la capacité de soulever mon fils de deux ans et j’ai perdu la possibilité d’avoir un deuxième enfant.

Plusieurs années plus tard, j’ai voulu reprendre contact avec une amie afin de raviver notre amitié. Lors de notre rencontre, j’ai été stupéfaite de constater les transformations qu’elle avait vécues durant notre pause. Elle était devenue une coureuse. Sa transformation physique lui a apporté une grande confiance en elle et plus de clarté d’esprit. Je me suis interrogée à ce sujet. J’y ai réfléchi. J’ai voulu la même transformation dans ma vie. Elle m’a convaincue d’essayer la course en me proposant une course pour une cause qu’elle savait me tiendrait à cœur : le 5 km « Pas à pas vers le changement », de MADD Canada. J’ai accepté de le courir avec elle. Disons simplement que ma performance n’a pas été brillante, mais je l’ai fait et j’ai eu le t-shirt!

C’est ainsi qu’a débuté mon parcours de coureuse. Avant même que je ne m’en rende compte, je suis passée des 5 km à mon premier 10 km. J’approchais de la fin de cette course lorsque je lui ai confié la raison pour laquelle j’en étais venue à aimer la course. Je lui ai expliqué que j’avais constaté et apprécié les avantages physiques et psychologiques de mon nouveau mode de vie, mais il y avait plus encore. Chaque fois que je franchis la ligne d’arrivée, je me dis intérieurement : « Tu m’as peut-être ralentie, mais tu ne m’as pas arrêtée! ». Je sais que je ne serai jamais plus comme avant, mais je peux travailler pour devenir la nouvelle moi.

Cette année, nous courons non seulement notre tout premier demi-marathon, mais pour repousser nos limites nous essayons le Défi du commandant. La course de l’Armée du Canada est l’activité parfaite pour célébrer le 150e anniversaire du Canada.

Trouvez des incitatifs pour atteindre le prochain jalon de votre parcours. Participez avec des amis coureurs. Apprenez à survivre avec d’autres survivants. Consultez le blogue sur nos courses à l’adresse suivante (contenu provenant d’une tierce partie, disponible en anglais seulement) : http://www.travelpod.com/travel-blog/runjunkie/1/tpod.html

Photo : mon oncle en 1944, en compagnie de ses camarades en uniformes de la Deuxième Guerre mondiale, devant le Monument de la crête de Vimy.

La première course à laquelle j’ai participé, c’était la Course de l’Armée du Canada en 2010, en mémoire de mon mari. J’ai couru en compagnie de mon fils et de plusieurs amis. Notre équipe s’appelait « Angels in the Airfield » (Les anges du terrain d’aviation). J’ai commencé mon entraînement à peine un mois avant la course, augmentant la distance que je parcourais en comptant le nombre de lampadaires sur mon chemin, envahie d’un sentiment de réussite lorsque je dépassais le compte du jour précédent par un lampadaire. Ce fut la première de nombreuses autres Courses de l’Armée auxquelles j’ai participé. Je me suis améliorée, passant du 5 km lors de ma première Course jusqu’au demi-marathon aujourd’hui.

L’an dernier, je me suis inscrite au Défi du commandant et je l’ai réussi. J’avais envisagé de le refaire cette année, mais après l’annonce du nouveau Défi de Vimy, j’ai préféré relever ce défi, parce que ma famille a une longue tradition militaire (mon grand-père a fait la Première Guerre mondiale; mon père et mon oncle ont participé à la Deuxième Guerre mondiale; mon beau-père était impliqué dans la guerre froide; mon mari est allé en Afghanistan et, aujourd’hui, c’est au tour de mon fils). Avec l’ajout de cette nouvelle épreuve pour souligner le centenaire de la bataille de la crête de Vimy, j’ai cru que ce serait la course idéale pour rendre hommage à tous les membres de ma famille.

J’ai bien hâte à cette belle journée de course que sera la Course de l’Armée du Canada 2017!

Christina Walker (veuve du colonel Carl Walker)

Nos parents, qui sont sexagénaires (personnes âgées entre 60 et 69 ans), ont participé à leur première course en près de 50 ans afin de montrer leur soutien à leur gendre, qui est adjudant dans l’Armée canadienne. Il se trouve que notre père a été champion provincial de cross-country à l’époque de l’école secondaire – ce qu’il ne nous avait jamais dit – et notre mère a également participé à des compétitions de course de haies. Bien que des milliers de coureurs aient terminé le parcours plus rapidement, voir nos parents faire des « pointes de vitesse » sans avertissement était épique! Participer à cette course en famille a été pour eux une manière spéciale de rendre hommage à leur gendre, et finir cette course en se tenant par la main est un souvenir que nous allons tous conserver précieusement.

J’ai eu un épanouissement tardif : j’ai commencé à courir en 2005, au « jeune » âge de 52 ans. Quelques années plus tôt, on avait diagnostiqué chez moi un diabète de type II génétique, en plus d’avoir perdu ma sœur par suite de complications dues au diabète. La course est devenue pour moi un moyen de sensibiliser les gens à cette maladie redoutable en constante croissance. Après avoir couru quatre marathons et de nombreux demi-marathons, j’ai été ravie d’apprendre l’existence de la Course de l’Armée du Canada en 2008 et d’appuyer un programme aussi important – Sans limites. Les forces armées (canadiennes et américaines) font partie de ma vie : mon grand-père et mon frère ont servi dans l’Armée des États‑Unis, mon père a obtenu sa commission grâce au programme universitaire du Reserve Officers Training Corps et mon mari a servi pendant 22 ans au sein de l’Aviation royale canadienne. J’ai participé à chacune des éditions de la Course de l’Armée du Canada depuis sa création, et j’ai fait le demi-marathon chaque année ainsi que le premier Défi du commandant en 2016.

Lors de la course de 2016, j’ai connu quelques difficultés en cours de route. Peu après avoir franchi le point de mi-parcours du demi-marathon, j’ai commencé à ressentir des spasmes aigus et j’ai fini par me retrouver avec le haut du corps penché de côté à 45 degrés. J’ai dû marcher plus souvent et je refoulais mes larmes en raison de la douleur intense. Sur la promenade du Colonel‑By, une autre coureuse et son jeune fils ont remarqué que j’avais mal et ils ont offert de m’accompagner pour le reste de la course. J’ai refusé de bonne grâce leur offre généreuse en disant que j’allais m’en sortir. Inutile de dire que leur compassion m’a donné la motivation pour poursuivre « sans limites ». On n’abandonne pas parce que ça devient difficile. La douleur que j’endurais n’était rien à côté de ce que nos soldats blessés ont dû subir. Lorsqu’il ne me restait plus de 200 mètres à faire, c’est avec une farouche détermination que j’ai trouvé l’énergie nécessaire et que j’ai commencé à sprinter. J’ai franchi le fil d’arrivée avec mon pire temps à vie, mais j’avais la tête haute et j’étais tellement fière de recevoir la médaille qu’un de nos braves soldats m’a mise au cou.

Dès qu’ils ont commencé à prendre les inscriptions, j’ai réservé ma place pour le Défi du commandant de 2017. Je vais continuer de participer à cette course tant que j’aurai la capacité physique de le faire. On se verra au fil d’arrivée!

Il y a deux raisons pour lesquelles j’ai décidé d’essayer de courir le demi-marathon de la Course de l’Armée du Canada en 2016.

Il y a cent ans de cela, vers le 18 septembre 1916, mon grand-père, le soldat F.W. Sheppard, a été blessé lors de la bataille de la Somme pendant qu’il livrait un chargement de munitions aux premières lignes à l’aide d’un chariot. Malgré une fracture au bras et les tirs de l’ennemi, il a gardé le contrôle de son attelage de chevaux et il a fini le travail. Pour cet acte de bravoure, il a été cité à l’ordre du jour. Il a survécu à la Première Guerre mondiale et a aussi servi outre-mer dans l’Artillerie canadienne pendant toute la Deuxième Guerre mondiale. C’est lui qui m’a élevé, et j’ai marché le demi-marathon en hommage à sa mémoire.

Par ailleurs, à 69 ans, en tant que membre retraité de la Marine et survivant du cancer, j’ai marché le demi-marathon pour me prouver à moi-même que je pouvais encore relever le défi. J’ai choisi de porter mes bottes de combat. Elles me faisaient bien au pied puisqu’elles avaient servi à faire trois fois la marche de Nimègue à la fin des années 1990. Je m’entraîne pour faire en marchant l’un des défis de la Course de l’Armée du Canada de 2017.

Le soldat Jason Simon. Le 15 février 2016 (age: 20 ans). Ville natale : Windsor, Ontario. 30e Régiment d’artillerie de campagne.

Notre fils, le soldat Jason Renato Simon, est décédé le 15 février 2016, alors qu’il était âgé d’à peine 20 ans. Jason luttait contre la dépression, et il a perdu son combat. Il est notre héros pour bien des raisons, mais principalement parce qu’il a aidé de nombreuses autres personnes qui menaient leur propre combat. Pendant notre deuil, nous avons rencontré d’autres familles militaires qui ont perdu un fils, une fille, un mari, une épouse à la guerre, que ce soit au pays ou par suite d’une maladie ou d’une dépression. Nous courons pour Jason et pour tous les autres.

Notre famille a un amour profond pour la ville d’Ottawa depuis notre premier voyage en 2009. En 2014, nous avons décidé de combiner notre amour familial pour la course et notre ville préférée en nous inscrivant au 5 km de la Course de l’Armée du Canada. Étant donné que des membres de notre famille élargie ont fait partie des FAC, cette aventure a été encore plus spéciale. Lorsque nous sommes arrivés à Ottawa pour la fin de semaine, nous avons immédiatement été saisis par l’énergie de la ville et le patriotisme affiché par tous. L’hymne national nous a fait frissonner. Nous n’avions jamais vu une course où presque tous les participants portaient le maillot de la course, et ce, avec fierté. Il était à la fois émouvant et stimulant d’être encouragés par des militaires. Lorsque nous avons aperçu la ligne d’arrivée, ma conjointe et moi avons fièrement regardé notre fils et notre fille terminer la course en force, avec un salut à la fin. Lorsque nous nous sommes rassemblés pour la photo traditionnelle à la ligne d’arrivée, nous savions tous qu’il s’agissait d’une expérience inoubliable et que nous allions revenir. Pour la quatrième année consécutive, nous participerons à la Course de l’Armée du Canada 2017, et nous ne pourrions être plus fiers.

À l’approche de mon 70e anniversaire en 2015, j’ai décidé de souligner cette étape importante en essayant de nouvelles choses. La Course de l’Armée du Canada 2015 a été ma première initiative et, bien que je ne fasse plus de course, je me suis fixé l’objectif de marcher le 5 km. J’ai appuyé le programme Sans limites et j’ai marché en souvenir de mon grand‑père (Première Guerre mondiale) et de mon père (Deuxième Guerre mondiale). Cependant, j’ai surtout marché pour appuyer mes amis militaires du service de l’aumônerie, dont bon nombre ont également participé au 5 km ou au demi-marathon. En tant qu’avocate civile retraitée, c’est pour moi une fierté et un privilège d’appuyer ces aumôniers bénévolement et d’admirer et de respecter le travail qu’ils accomplissent, souvent en supportant leurs propres fardeaux. J’ai vécu une excellente expérience en 2015; les milliers de participants ont été une source d’inspiration, bon nombre d’entre eux souffrant de blessures visibles et invisibles. La Course de l’Armée du Canada 2016 a été encore plus remarquable – j’ai établi un nouveau record personnel, soit deux minutes de moins que mon temps l’année précédente. La camaraderie est contagieuse, et je me suis inscrite à la course de 2017. Merci à toutes les personnes qui servent notre pays.

Je suis âgée de 71 ans et j’ai commencé à courir à 65 ans. J’ai participé à la Course de l’Armée du Canada pour la troisième fois en 2016 avec mon petit-fils de 21 ans. Je ne suis pas très rapide, mais nous avons quand même dépassé quelques coureurs. Il continuait de répéter : « Elle a 70 ans et elle court 5 kilomètres! » Il était ravi de courir avec moi. Nous avons vécu une expérience exceptionnelle ensemble et je ne l’oublierai jamais.

« Je fais de la course à pied depuis très longtemps. J’adore courir et j’adore le sentiment que cela me procure. Mais la Course de l’Armée du Canada, ce n’est pas à propos de moi. Ce jour-là, nous courons pour remercier les hommes et les femmes qui servent notre pays. Je vais courir aussi longtemps que je le pourrai, puis, lorsque ce ne sera plus possible, je marcherai. Démontrer notre soutien par notre présence, c’est ce que cela signifie pour bon nombre d’entre nous. »

« Le 2 janvier 2000, j’ai fait une deuxième crise cardiaque. À l’époque, j’avais un surplus de poids, je fumais et je ne faisais pas d’exercice. Je me dirigeais droit vers une crise cardiaque. Après ma période de rétablissement, j’ai commencé à marcher pour me rendre au travail et j’ai changé d’emplois. J’ai commencé à faire attention à ce que je mangeais et j’ai choisi d’adopter un régime plus sain. Après ma retraite en 2009, je me suis inscrit à un club de course, les Ceevacs Roadrunners. La première année, j’ai participé au groupe de marche et j’ai fait le 10 km de la course Times Colonist. En 2011, j’ai commencé à courir et à m’entraîner pour la Course de l’Armée du Canada. C’était mon premier demi-marathon.

« Depuis, j’ai participé à 14 demi-marathons et à de nombreuses autres courses, du 5 km au marathon. Durant mes entraînements et mes courses, j’ai parcouru un total de 10 000 kilomètres. De toutes les courses auxquelles j’ai participé, la Course de l’Armée du Canada est ma préférée. Je suis inscrit au Défi du commandant cette année (2017). »

« J’ai couru le 5 km de la Course de l’Armée du Canada plusieurs fois. C’est un grand privilège de pouvoir participer à cette expérience qui réchauffe le cœur. Je cours pour rendre hommage aux militaires qui ont courageusement et généreusement servi le Canada partout dans le monde. C’est ma façon de leur dire merci. Je suis inspirée par le courage des jeunes militaires qui participent à cette course en dépit du fait qu’ils leur manquent un membre, mais également par le courage de ceux qui ont des blessures non visibles, qui sont tout aussi difficiles et débilitantes. Je fais le 5 km avec ma fille, deux de mes petites-filles et une de leurs amies. Cette année, je fais aussi découvrir l’expérience à ma nièce de Toronto. Tous les participants ressentent une énergie spéciale et un sentiment d’amour grâce à la participation à la Course de l’Armée du Canada. J’ai 77 ans et je suis la fille d’un vétéran de la Seconde Guerre mondiale. Je le remercie pendant que je cours. Je suis déjà inscrite à la Course de l’Armée du Canada de 2017 et j’espère pouvoir continuer de participer à cet événement annuel encore de nombreuses années. C’est ma façon de dire merci. Sur la photo, on voit mes petites-filles Colleen et Claire et leur amie Carlie, qui ont participé à leur première Course de l’Armée du Canada en 2013. »

« En 2004, j’ai eu un accident de ski lorsque je travaillais comme instructrice dans le cadre d’un programme de ski pour les handicapés. Je n’étais pas certaine de pouvoir marcher de nouveau, mais grâce à l’exemple donné par bon nombre de mes élèves, j’ai me rétablir peu à peu. Il y a beaucoup de choses que je ne peux plus faire, mais il reste tellement de choses que je peux faire. J’ai entendu parler de Sans limites par des participants à ce programme. Je ne savais pas si j’allais réussir à marcher le parcours de 5 km de la Course de l’Armée du Canada, mais je voulais vraiment essayer. En 2016, j’ai terminé ma deuxième Course de l’Armée du Canada deux minutes plus vite que ma première. C’est une petite amélioration, mais pour moi, c’est la preuve que je peux faire n’importe quoi si je suis disposée à repousser mes limites. »

« Nous sommes une famille de sept, et six d’entre nous avons participé à l’événement de cette année. Au départ, ce devait être un bel événement à participer en famille. Nous voulions que nos adolescents soient les témoins et fassent l’expérience de “l’ambiance de la Course de l’Armée”, et nous voulions qu’ils apprécient et remercient les soldats qui protègent notre beau grand pays.

Mais au début de septembre, notre fils de 17 ans a été mis sur une liste prioritaire pour avoir une autogreffe selon la technique de Ross (un remplacement valvulaire double). Toutes ses activités physiques ont dû cesser. Il ne pouvait pas faire monter son rythme cardiaque ni sa tension artérielle. Il a trouvé cela très difficile émotionnellement, mentalement et physiquement. Nous avons envisagé de ne pas participer à la Course de l’Armée en raison des nouvelles reçues.

Par conséquent, plutôt que de courir, Cameron a marché, trottant lentement avec sa sœur d’un côté et moi de l’autre. Si mes pieds étaient tournés vers l’avant, mon visage, lui, était tourné vers mon fils pour m’assurer qu’il ne se surmenait pas. Nous avons franchi le fil d’arrivée les bras dans les airs et le sourire aux lèvres. J’ai réussi à rejoindre mon mari et à courir les 21 autres kilomètres qui font partie du Défi du commandant.

La Course de l’Armée du Canada 2016 était plus qu’une course. Nous l’avons fait pour notre fils, ses frères et sœurs ont couru avec lui pour être certains qu’il franchissait la ligne d’arrivée, et cela a soudé notre famille et a créé un souvenir qu’ils n’oublieront pas, les médailles et les dossards trônent fièrement dans leur chambre. Nous nous sommes inscrits pour l’édition de 2017, et nous avons hâte de courir. Merci! »

« Le Défi du commandant 2016 est probablement la course la plus mémorable que j’ai faite. Je m’entraînais pour mon deuxième marathon, et c’était supposé n’être qu’une course de longue distance pour moi. Environ une semaine avant l’épreuve, je me suis blessée au pied lors d’une course de routine. J’ai réussi à terminer le 5 km, mais rendue au 8e kilomètre du demi‑marathon, j’avais mal et j’étais assez certaine de ne pas pouvoir terminer la course. Ça ne m’était jamais arrivé de ne pas finir une épreuve, et là, je me retrouvais sur le bord du parcours, un pied déchaussé et les larmes aux yeux. C’est là qu’un de mes amis m’a littéralement remise sur mes pieds et m’a dit : “ici, c’est notre nouvelle ligne de départ.” Il m’a propulsée pour le reste de la course, grâce à une bonne conversation et ses encouragements. Nous avons franchi le fil d’arrivée ensemble, et je peux dire, avec une certitude absolue, que je n’aurais pas réussi sans lui. La Course de l’Armée du Canada est une épreuve tellement spéciale. Elle rassemble les gens, et le fait de recevoir sa médaille d’un membre de nos Forces armées est si particulier que toute la douleur endurée et le travail nécessaire pour franchir ces kilomètres difficiles semblent n’être rien en comparaison. J’ai déjà hâte de relever le Défi en 2017 et de finir la tête haute. »

« Je suis un coureur ordinaire qui a commencé à courir à 57 ans. Je travaille 12 heures par jour, cinq jours par semaine, alors j’ai peu de temps pour m’entraîner. Je suis inspiré par de nombreux camarades coureurs qui rêvent de Boston, et je cours différentes distances à l’entraînement, de 5 km au marathon complet. Le Défi du commandant était l’une des courses préparatoires qui m’ont aidé à faire trois marathons de suite en trois semaines. Je pense aux hommes et aux femmes de notre Armée qui consacrent leur vie à nous garder en sécurité, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, et ce, à longueur d’année, aux anciens combattants qui ont combattu pour notre pays et ont donné leur vie, aux parents, conjoints, frères et sœurs, amis et familles des militaires qui ont sacrifié un être cher pour notre pays, et je suis convaincu de pouvoir témoigner de ma gratitude sincère et de leur rendre hommage tout au long de cette course. J’ai à mon actif plus de 75 médailles, dont quelques médailles d’or et d’argent pour mon groupe d’âge, la plaque du Défi du commandant est ma possession la plus grosse et la plus brillante, et je la chérirai toujours. En tant que citoyen du Canada, j’ai vécu de belles émotions durant la course. Joignez-vous à moi à Ottawa pour célébrer mon 60e anniversaire et le 150e anniversaire de notre beau pays et rendre hommage aux hommes et femmes les plus braves qui servent dans l’Armée canadienne. »

« Depuis les débuts de la Course de l’Armée du Canada, j’ai participé à toutes les éditions sauf une (lorsque j’étais en déploiement). Je n’avais fait que le 5 km et l’an dernier, j’étais déterminée à courir le demi-marathon. Puis, l’occasion de faire de Défi du commandant (DC) s’est présentée, pourquoi pas? Alors j’ai entraîné mon petit ami à Ottawa pour faire le DC. En tant que maître 2e classe à la retraite de la Marine royale canadienne, je songe aux défis que j’ai relevés et, avec la même détermination que j’ai eue à l’époque, j’ai plongé à pieds joints dans cette épreuve. Le 5 km s’est bien passé, et j’ai amélioré mon temps de l’an dernier, puis j’ai commencé à avoir des papillons avant le demi-marathon. Durant la première partie de la course, je me sentais bien, et nous avons rencontré et encouragé des gens le long du parcours. Mon petit ami trouvait cela étrange, mais je lui ai dit : “dans l’armée, quand on voit des gens qui essaient de se dépasser, on les encourage à aller plus loin.” Comme nous arrivions vers le 15e km, j’ai eu envie d’abandonner et les “démons” ont commencé à se manifester. Alors les bénévoles ont fait ce que j’ai fait tout au long de la course. Pendant un moment, j’ai oublié la raison pour laquelle je faisais ce parcours. La grande raison, c’est que je le fais pour ceux qui ne le peuvent pas et pour me prouver encore une fois que c’est un défi qui peut être surmonté. Merci de nous avoir permis à mon petit ami et à moi de participer à une si belle course. Nous allons faire le 10 km cette année, avec la même détermination que l’an dernier (et plus d’entraînement). Je me suis dit que j’allais courir cette épreuve tant que je le pourrais, en souvenir des gens (camarades/amis) qui ne le peuvent pas. Toujours là, toujours prêts! »

« À l’été 2014, je m’entraînais pour mon second demi-marathon de la Course de l’Armée du Canada. Malgré le fait que je suis une maman de quatre garçons et que je tiens une garderie à temps plein, mon entraînement allait bon train.

Un dimanche soir, alors que je finissais une course de 12 km, j’ai senti une douleur vive dans le pied gauche. Je ne m’y suis pas arrêtée à ce moment. Quelques jours plus tard, j’ai essayé de courir de nouveau. La douleur était encore là, mais c’était gérable, en quelque sorte. On était à six semaines de la Course de l’Armée. J’ai décidé de ralentir l’entraînement.

Le jour de l’épreuve, je suis arrivée avec mon mari, qui allait aussi courir le demi-marathon. Je pouvais sentir de la chaleur dans mon pied, mais c’est au 8e km que c’est devenu presque insoutenable. J’ai pris de l’acétaminophène, et j’ai poursuivi ma route. Lorsque nous étions sur la promenade Sussex, en direction de la maison du gouverneur général, j’ai entendu une voix derrière moi qui demandait si ça allait. L’homme qui me parlait avait un haut de l’Armée avec Sans limites écrit dessus. Il s’appelait Ethan et il faisait partie de l’Armée. Il avait mal au dos, mais il voulait terminer la course. Nous avons couru ensemble, c’est lui qui m’a poussée à continuer. L’idée d’abandonner ne m’a pas effleuré l’esprit puisque j’étais entourée d’hommes et de femmes qui ont été blessés pendant qu’ils servaient notre pays et que d’autres couraient en transportant leur attirail sur leurs épaules.

Ethan et moi avons franchi le fil d’arrivée la main dans la main. Le lendemain, une radiographie a montré une fracture au métatarse. Ce fut la course la plus douloureuse que j’ai faite, mais aussi la plus valorisante. Merci Ethan! »

« Lorsque j’ai commencé à courir régulièrement au début de 2015 – grâce à un programme « du canapé au 5 km », c’était surtout pour atteindre des objectifs de remise en forme pour moi et ma famille, pour faire quelque chose qui me ferait sortir dehors toute l’année et développer un passe-temps qui me pousserait continuellement à faire mieux.

Depuis 2015, j’ai appris à franchir des distances de 5 km et 10 km, et, plus récemment, le demi‑marathon, que ce soit seul ou lors de courses de toutes envergures dans la région d’Ottawa. Il y a eu un moment, en 2015, où je n’étais pas certain de pouvoir finir un 5 km, mais j’ai persévéré et j’ai réussi. Quand la température est devenue froide et que j’ai cru devoir m’arrêter pour l’hiver, j’ai persévéré malgré la glace et la neige et j’ai progressé. Lorsque la chaleur d’un été humide et cuisant a miné mon enthousiasme, j’ai persévéré et j’ai accru ma résistance et mon endurance. Quand je croyais avoir atteint mon sommet en ce qui concerne le rythme et la vitesse, j’ai persévéré, et je suis devenu plus rapide. Chaque fois qu’un défi se présentait, je marquais un temps d’arrêt et je le prenais non comme une fin, mais comme une étape à franchir, et j’en ai été récompensé. Voilà ce que la course m’a appris dans la vie et au niveau de la forme physique, et c’est ce que j’aime transmettre grâce à mes photos et mes récits.

Depuis que j’ai décidé que je devais changer et me mettre en forme, j’ai perdu 75 livres, je suis devenu plus fort et en meilleure santé, et je suis convaincu que je pourrai voir grandir mes jeunes enfants (de 3 ans et 1 an) et que je serai là pour les aider à faire leur marque le temps venu.

Ce qui compte, ce n’est pas ce que j’ai accompli difficilement ni ce que j’ai célébré, c’est ce qui reste à venir.

J’ai commencé à courir pour ma santé et pour mes enfants, mais j’ai été surpris de découvrir une partie de moi dont j’ignorais l’existence. La course m’a donné un sentiment d’appartenance, un but dans la vie et de la joie. Je me suis joint à des clubs, je me suis fait des amis et j’ai pris part à des courses qui, il y a quelque temps à peine, me semblaient être pour les autres. C’est beaucoup de chemin parcouru en deux ans. J’ai changé complètement mentalement et physiquement, j’ai de l’énergie et j’ai hâte de voir ce que l’avenir me réserve. Je suis plus rapide, plus fort et je fais encore des progrès sur le plan des capacités, et je me fixe de nouveaux objectifs. Je suis arrivé là un petit pas à la fois.

N’arrêtez jamais. Ne croyez jamais que c’est impossible. Ne croyez jamais que vous ne pouvez pas changer votre situation et vos objectifs. La vie est courte et vous avez découvert comment en tirer un meilleur parti, pour vous et votre famille. Alors, levez-vous, sortez et courez. »

« J’ai fait ma première Course de l’Armée du Canada l’an dernier (2016). Je suis un adjudant‑maître à la retraite, j’étais au BP VBL d’Ottawa. À ma retraite, après 30 ans de service, je suis revenu au Nouveau‑Brunswick, où j’habite depuis 1999. Ma belle-fille m’a appelé d’Ottawa et m’a demandé si je voulais venir faire la Course de l’Armée avec elle. Nous avons décidé de faire le 5 km. Ça faisait longtemps que je n’avais pas eu autant de plaisir. Tout était si bien fait, c’était carrément parfait. Cette année, elle veut que je fasse le 10 km (dans mon cas, on parle de marche rapide et non de course) et je vais certainement y prendre part. C’est une de mes plus belles activités depuis ma retraite. J’aurai 68 ans en juin, et tant que je le pourrai, je crois que je vais faire la course. J’aimerais remercier les organisateurs et tous ceux qui travaillent à cet événement. C’est formidable. Merci. »

« ‟La course libère bien plus que de la sueur” – cette citation vient d’un magazine de course et pour en avoir fait l’expérience, je sais que c’est très vrai. À 26 ans, j’ai déjà couru deux 5 km et neuf demi‑marathons, dont six étaient à une épreuve qui me fait sentir comme chez moi : la Course de l’Armée du Canada.

En 2011, j’ai parcouru mon premier kilomètre en tant que « coureuse », un titre que je voulais porter depuis longtemps. À la maison, j’avais fait des affiches et des collages comportant des citations inspirantes et des images tirées de magazines pour illustrer mon rêve. La course a commencé comme une forme d’exercice, et elle s’est muée en un besoin. Le besoin de quelque chose qui me donnait l’impression de faire quelque chose de bien, qui pourrait alimenter ma réflexion sur ma place dans la vie – d’où je viens, où je suis, où je dois aller – et qui m’a permis d’avoir du temps ‟pour moi”. J’ai commencé par des sorties matinales hebdomadaires, du canal Rideau à la rue Somerset, à Ottawa. L’été, le ciel est bleu clair. Je suis rapidement tombée en amour avec la course et je savais que cela allait faire partie de moi. C’est ce qui m’a poussée à m’inscrire à la prochaine course qui aurait lieu dans ma ville natale d’Ottawa, soit le 5 km de la Course de l’Armée du Canada; mon tout premier et quelle course ce fut! Les partisans, les stations d’encouragement, l’énergie, les coureurs autour de moi, tout cela était si inspirant et la course était si exaltante. À peine 26 minutes plus tard, c’était terminé et je savourais un petit‑déjeuner bien mérité, c’est du moins ce que je pensais jusqu’à ce que j’essaie mon premier demi‑marathon un an plus tard lors du même événement (« bien mérité » a pris une tout autre signification). La Course de l’Armée m’a offert mon premier 5 km, mais aussi mon premier demi‑marathon! La Course de l’Armée trouve écho chez moi, non seulement parce que c’est là que j’ai fait ma toute première course, mais aussi parce que j’ai couru tous les demi‑marathons de la Course depuis. C’est plus qu’une simple course pour moi.

J’ai commencé à courir pour me remettre sur la bonne voie. Pour moi, il n’y a pas de meilleur moyen que les heures d’entraînement sur route pour la Course de l’Armée pour réévaluer où j’en suis dans ma vie, alléger le stress et réfléchir à mes objectifs et à mes rêves. Depuis 2012, j’ai fait deux demi‑marathons chaque année, et la course de l’Armée en fait toujours partie. En tant qu’ambassadrice de One Young World pour 2016 à Ottawa, je fais ma place dans le monde, je m’attaque à de petits changements pour faire une grande différence. La course fait une grande différence, pour moi et ceux qui m’entourent. La Course de l’Armée, c’est comme un petit chez‑moi où je reviens toujours. L’an dernier, lorsqu’un soldat m’a remis ma médaille en forme de plaque d’identité militaire, il m’a demandé si c’était ma première Course de l’Armée. J’ai répondu avec joie et épuisement : ‟ non, c’est ma sixième! ”, ce à quoi il a répondu : ‟J’ai hâte de vous revoir l’an prochain!” Je n’ai pas de doute que j’y serai, parce que la Course de l’Armée m’a aidée à me rendre où je suis aujourd’hui; sans elle, je n’y serais pas parvenue. »

« Je me suis inscrit à chaque édition de la Course de l’Armée du Canada et j’ai couru chaque fois sauf une fois où j’ai eu un claquage au mollet. J’ai fait le demi‑marathon et le 5 km. Chaque année en septembre, c’est une grande leçon d’humilité que de voir nos héros blessés partir plus tôt et de savoir que leurs sacrifices physiques permanents ou leurs difficultés mentales actuelles (parfois un ESPT) sont plus importants que ce que nous aurons à vivre ou à endurer. À chaque course, je me suis senti fatigué et en difficulté, mais j’ai persévéré, sachant que chaque fois que mon pied frappait la chaussée de notre région de la capitale nationale, c’était un chaleureux ‟merci, merci, merci, merci” qui retentissait pour l’héritage laissé par nos Forces et leurs familles. Notre liberté n’est pas gratuite : n’oublions jamais. »

« La Course de l’Armée du Canada figure sur ma liste de courses à faire avant de mourir depuis 6 ou 7 ans. Je me souviens d’avoir feuilleté un magazine de course, d’y avoir lu un compte‑rendu de la Course de l’Armée du Canada et d’avoir pensé : “cette course est faite pour moi!” Tous les aspects de cette course me plaisent. J’ai décidé à ce moment-là que j’allais ajouter cette épreuve à ma liste de choses à faire avant de mourir, et je me suis promis qu’un jour, j’irais à Ottawa, une ville que je n’avais jamais visitée, afin de faire cette course. J’en ai parlé à ma mère, qui est aussi une coureuse, et elle a convenu que c’était une course à faire dans sa vie pour l’une comme l’autre. Comme nous sommes de Winnipeg, ça n’allait pas être facile de mener ce projet à bien. Il faudrait de la planification, un bon synchronisme et quelques économies.

Chaque année, la fin de semaine de la course arrivait et nous la laissions passer. Il ne semblait pas y avoir convergence des facteurs nous permettant d’y participer.

J’ai passé le printemps et l’été de 2016 à m’entrainer pour un marathon complet à Grand Forks (Dakota du Nord). Sur Facebook, je continuais de voir des publications sur la Course de l’Armée du Canada, les progrès de la planification et ceux de la vente de billets, l’apparence des maillots de course. Environ trois semaines avant la fin de semaine de l’épreuve de la Course de l’Armée (soit quatre semaines avant mon marathon complet), j’ai mentionné au passage à ma mère que nous allions encore la manquer cette année. Nous y avons réfléchi quelques minutes et environ 24 heures plus tard, nous avions fait le saut : inscription au demi‑marathon, billets d’avion et l’hôtel réservés; nous étions prêtes à partir!

C’était un assez gros pari pour moi. En raison de l’inscription à cette course, j’allais courir trois fins de semaine de suite. D’abord une épreuve de 10 miles, ensuite le demi‑marathon de la Course de l’Armée du Canada sur un parcours que je ne connaissais pas, et enfin, un marathon complet aux États‑Unis.

C’EST LE MEILLEUR PARI DE MA VIE. Voyager avec ma mère, visiter Ottawa pour la première fois et faire cette course ont été une expérience extraordinaire. La Course de l’Armée du Canada fait tout ce qu’il faut. L’événement au complet, de l’inscription au franchissement du fil d’arrivée était tout simplement incroyable! Nous avons eu tellement de plaisir et nous comptons revenir très bientôt. »

« Je me suis inscrite à cette course pour pouvoir me remettre dans l’esprit de compétition pour mon demi-marathon, car la saison commençait et que je voulais être prête. J’ai fait le 5 km à la Course de l’Armée du Canada. Les bénévoles étaient super gentils et chaleureux. Tout au long qu’on courait, il y avait des personnes qui nous encourageaient. La Course de l’Armée est une super belle expérience à essayer. Pour ma part, c’est certain que j’y serai pour la prochaine édition. Qui sait peut-être pour le Défi du commandant! »

« 2010 aura été une année marquante pour moi puisque c’est à ce moment que je me suis lancé dans l’aventure de la course à pieds. Alors plutôt sédentaire, mes habitudes de vie devaient alors changer si je voulais réaliser alors un de mes rêves, soit de courir un marathon. Pour y arriver, des changements nutritionnels, de longues heures d’entraînement et des compétitions ont été nécessaires. Ma course préférée? Définitivement la Course de l’Armée du Canada! Chaque mois de septembre depuis 2010, j’attends avec impatience de participer à ce demi-marathon qui m’a toujours permis de battre mes propres records. Au calendrier en vue de l’édition 2017: Le Défi du Commandant ! Parce que j’aime toujours repousser mes propres limites. Des limites qui franchiront de nouvelles étapes cette année puisque le mordu de course à pieds a décidé de devenir un triathlète. Un défi n’attend pas l’autre ! »

« Cette année sera ma quatrième participation à la Course de l’Armée du Canada et j’en suis fière. Mon conjoint est un vétéran des Forces armées canadiennes (FAC) et il est celui qui m’a introduit à la course à pied. La première année, il fut très gentil: il m’a accompagné tout le long de mes 5 km! J’étais gênée, je ne voulais pas qu’il me laisse seule. Il faisait de petits sprints ici et là puis revenait à mes côtés. Il doit sûrement avoir fait un 10 km cette année-là! Il m’a laissé franchir la ligne d’arrivée en premier (trop fin hein?). Les deux premières années, je les ai couru/marché car j’étais en train de soigner une bronchite! Je devais ralentir, prendre des inhalateurs et repartir. La troisième année, je l’ai marché, car j’avais trois vertèbres cervicales de fracturées! Oui, vous avez bien lu: fracturées. Mon Doc ne m’avait aucunement interdit de marcher alors je l’ai fait. J’avais parlé avec Natacha Dupuis (Caporal-chef retraitée du program Sans limites) et elle m’avait dit: « l’important Carole, c’est de le faire jusqu’à la fin, de ne pas lâcher! » C’est ce que j’ai fait. Cette année, je vais encore le marcher car j’ai subi une chirurgie majeure au cou. Un pas à la fois, je marcherai mon 5 km seule. Car maintenant, je le fais seule comme une grande et je laisse mes hommes partir à la course en avant. Quand j’arrive à la ligne d’arrivée, eux, ils sont en train de finir un café qu’ils ont eu le temps d’aller chercher pas loin. Mais au moins, je le finis!

Si j’ai choisi la Course de l’Armée comme première course et que j’y demeure fidèle, c’est tellement pour tout ce que ça représente. Mon conjoint est un vétéran avec plus de 27 ans dans les FAC, mon beau-fils est militaire, nous sommes entourés de militaires. Mon conjoint et moi faisons partie d’un groupe de vétérans ici en Outaouais. Bien que plusieurs soient blessés physiquement ou psychologiquement, JAMAIS je ne les entends se plaindre! Pas un mot.

Du tir de canon à la remise de médailles, mes pensées sont avec tous ces gens qui appartiennent à cette grande famille des FAC, actifs ou retraités, aux familles de militaires. Je pleure, je ris mais surtout, je me dis que pour tous ces gens, je dois continuer et traverser cette ligne d’arrivée. C’est la moindre des choses que je puisse faire pour les remercier tous et toutes. Mes douleurs ne sont rien quand je pense aux sacrifices de ces gens extraordinaires. »

Chris_KochNé manquant ses deux bras et ses deux jambes, M. Chris Koch a participé au Défi du commandant sur une planche à roulettes à la Course de l’Armée du Canada 2016. Voici l’histoire de Chris, dans ses propres mots :

« Je suis né et j’ai grandi dans une petite communauté agricole à Nanton, en Alberta. Il a été établi très tôt que je ne serais pas élevé dans la pitié ou la sympathie. Quelques heures après ma naissance, ma grand-mère a appris que mes parents venaient d’avoir un petit garçon en pleine santé, mais qui n’avait ni bras ni jambes. Sans hésiter, elle a simplement renchéri que « Bruce (mon père) ne finit jamais ce qu’il commence ». C’est certainement grâce à cet humour pince-sans-rire et décalé que je peux dire, en toute honnêteté, qu’il a été relativement facile pour moi de grandir sans bras ni jambes. Ma famille aurait pu voir mon handicap comme une tragédie, mais elle plutôt choisi de prendre les choses comme elles venaient et de tirer le meilleur de la situation. Après tout, j’avais une tête sur les épaules… et avec ça, tout est possible.

J’ai grandi comme n’importe quel enfant d’un petit village. Je jouais au hockey de rue et au baseball avec les jeunes de mon âge. Je faisais des mauvais coups à l’école et mes parents me grondaient lorsque mes notes n’étaient pas assez bonnes. J’aidais avec l’équipement de ferme de mon grand-père, lorsque je le pouvais. J’avais une vie plutôt normale. Certes, je devais faire les choses un peu différemment et j’avais parfois besoin d’un peu plus de temps pour accomplir une tâche. Mais j’étais déterminé à être comme les autres, et on me traitait comme les autres.

Après mon secondaire, j’ai déménagé à Calgary pour entreprendre mes études postsecondaires. Au bout de quelques années, je suis parti vers l’est, à Ottawa, où j’ai continué ma formation à l’université en histoire et en psychologie, en plus de travailler avec les Amputés de guerre du Canada. Cette organisation a toujours eu et continue d’avoir une très grande influence dans ma vie. Depuis sa création en 1975, le Programme pour enfants amputés est venu en aide à des milliers d’enfants canadiens nés avec des membres manquants ou amputés à la suite d’un accident ou pour d’autres raisons. Son fondateur, Cliff Chadderton, est un homme qui a dévoué sa vie à rendre celle des autres meilleure. Il était et sera toujours un excellent mentor pour moi; encore aujourd’hui, je continue de suivre son exemple, tout comme tant d’autres personnes. J’attribue tout autant mes réussites et réalisations à Cliff et aux Amputés de guerre qu’à ma famille, mes amis et la communauté dans laquelle j’ai grandi. C’est un immense plaisir de redonner à une organisation qui en a tant fait pour moi.

Après être parti pendant cinq ou six ans, il était temps pour moi de rentrer en Alberta. Lorsque j’ai redéménagé à Calgary, j’ai été embauché par WestJet, l’une des entreprises les plus merveilleuses qui soient. On m’a donné la possibilité de travailler dans l’industrie de l’aviation, en plus de reprendre l’agriculture, comme dans ma jeunesse. Mon retour dans le sud de l’Alberta m’a également permis de commencer à travailler sur un projet personnel appelé « If I Can » (qui se traduit par « Si je peux »). L’idée initiale que mon bon ami JR Comstock et moi avions eue était de tenir un salon de voyage. Nous espérons toujours que cette idée se concrétisera un jour, mais la devise « If I Can » s’est quant à elle transformée en un projet beaucoup plus grand. Elle consiste maintenant en un message que je véhicule sur YouTube et lors de mes présentations dans des écoles, des conférences et d’autres forums.

De nos jours, je travaille toujours dans l’industrie agricole et de l’élevage. Lorsque je ne suis pas au champ, je suis en tournée pour donner des conférences sur la motivation. Je peux ainsi assouvir ma passion pour le voyage et partager mon histoire et mes expériences dans l’espoir d’encourager les autres à vivre leur vie au maximum. Si je peux… »

Dupuis_Invictus_soloLe caporal-chef (retraitée) Natacha Dupuis a fait d’énormes progrès depuis qu’elle a reçu un diagnostic d’état de stress post-traumatique (ESPT) il y a sept ans, après son deuxième déploiement en Afghanistan, où elle a été témoin du décès de deux confrères. À la suite de ce jour horrifiant, elle a souffert de problèmes de santé mentale, notamment de cauchemars, de crises de panique et de rappels d’images.

Bien qu’elle souffre encore d’ESPT, elle comprend maintenant les éléments déclencheurs, pratique la méditation chaque jour et maintient un bon niveau d’activité physique. Elle est également de retour au travail. Elle occupe un poste civil au sein du gouvernement fédéral.

Natacha estime que le Programme Sans limites a joué un rôle essentiel dans son cheminement vers le rétablissement. Il y a plusieurs années, elle a reçu un vélo de montagne de bonne qualité dans le cadre du Programme Sans limites, ce qui l’a encouragée à redevenir physiquement active. Le Programme lui a également donné l’occasion d’établir des liens avec d’autres militaires malades et blessés. En 2016, encore une fois grâce au Programme Sans limites, elle a eu la chance de faire partie de l’équipe canadienne aux Jeux Invictus tenus en Floride au mois de mai. Elle a remporté deux médailles d’or (épreuves d’athlétisme – 100 m et 200 m) et une médaille de bronze en dynamophilie.

Natacha a pris part à la Course de l’Armée du Canada 2016 pour la cinquième fois. Elle a participé à la course de 5 km et au demi‑marathon dans le cadre de la nouvelle épreuve Défi du commandant. Elle a également été conférencière lors du dîner de pâtes, où elle a partagé son histoire inspirante à plus de 600 invités.

Christine-Gauthier-Worlds-banner« La première fois que j’ai fait du kayak, j’ai eu l’impression d’être libérée », a dit le bombardier (retraitée) Christine Gauthier, âgée de 46 ans, qui a par la suite été cinq fois championne du monde de kayak handisport. « Lorsque je suis dans mon kayak dans l’eau, je me sens comme tout le monde. Personne ne voit mon fauteuil roulant ou ne sait même que j’en un avant que je retourne au quai. »

Peu après s’être enrôlée dans les Forces armées canadiennes à l’âge de 18 ans, le bombardier (retraitée) Gauthier a subi de graves blessures aux genoux, à la hanche et à la colonne vertébrale lors d’un exercice d’entraînement. Elle a sauté dans une tranchée de six pieds de profondeur contenant des roches. Après de nombreuses chirurgies, elle est retournée au travail, mais a été libérée pour raisons médicales en 1998. « Après ma libération, j’ai été inactive et isolée pendant dix ans, et j’ai succombé à une grave dépression. »

Elle estime que le kayak et le Programme Sans limites lui ont sauvé la vie. Grâce au Programme Sans limites, elle a participé à la Course de l’Armée du Canada pour la première fois et elle a eu l’occasion d’essayer de nombreux sports (notamment le ski de fond et alpin en position assise et le hockey sur luge) et de rencontrer d’autres militaires malades et blessés. Elle a vu plusieurs d’entre eux à nouveau à la Course de l’Armée du Canada 2016, à laquelle elle a participé pour la cinquième fois. Elle a pris part à la course de 5 km et au demi-marathon en vélo à main, dans le cadre de la nouvelle épreuve Défi du commandant.

12SO-ArmyRun-McIntyre_and_sonLe sergent Jamie MacIntyre a été grièvement blessé en Afghanistan en 2010 lorsqu’un dispositif explosif de circonstance (IED) a explosé à un poste de contrôle des véhicules. Il a été atteint par le souffle de l’explosion et a subi des blessures au visage, s’est fracturé tous les doigts et a perdu la partie inférieure de sa jambe gauche. Il avait un long chemin vers la guérison, mais son attitude – et de l’aide du Programme Sans limites et d’autres ressources – l’ont aidé à accélérer son rétablissement.

« Le Programme Sans limites fournit de l’équipement et des entraîneurs ainsi qu’un milieu sécuritaire pour aider les militaires malades et blessés à se mettre au défi et à bouger d’une manière qui aurait été impensable », a affirmé le Sgt MacIntyre, qui est membre des FAC depuis 20 ans.

Dans le cadre du Programme Sans limites, il a participé à la Marche internationale de quatre jours en 2012 et aux premiers Jeux Invictus en 2014 avec des militaires malades et blessés de différents pays du monde.

Aujourd’hui, le Sgt MacIntyre est le représentant régional de l’Ontario du Programme Sans limites. Il aide à organiser et à tenir des activités régionales et nationales qui jouent un rôle si important dans le rétablissement d’autres militaires malades et blessés.

Le Sgt MacIntyre a participé au demi‑marathon lors de la Course de l’Armée du Canada 2016.

Sgt_Dan_MatthewsLe sergent Dan Matthews est « sans limites » depuis octobre 2003, lorsque sa vie a changé pour toujours. Alors qu’il était en patrouille à Kaboul (Afghanistan) le véhicule de tête a déclenché un dispositif explosif de circonstance (IED), tuant son bon ami, le caporal Robby Beerenfeger et le Sgt Robert Short. Ils sont les premiers Canadiens à être tués en Afghanistan par le tir ennemi.

Bien que le Sgt Matthews n’ait pas souffert de blessures physiques, ses blessures mentales étaient profondément enracinées. De retour au Canada, il n’arrivait pas à dormir, faisait des cauchemars et des crises de panique, et il était en colère la plupart du temps.

Il affirme que la course et Sans limites ont joué un « énorme rôle » pour l’aider à garder ses démons d’ESPT à l’écart, bien qu’ils reviennent occasionnellement avec force. Sans limites lui a fait connaître de nouveaux sports et de nouvelles activités (y compris le golf) et l’a aidé à rester motivé et en contact avec d’autres malades et blessés. Il a également eu l’honneur de participer à l’équipe de relais Sans limites qui a apporté le dernier drapeau envoyé par avion d’Afghanistan, de Trenton jusqu’à Ottawa.

Il sera bientôt libéré de l’Armée pour raisons médicales et il se réjouit de commencer une nouvelle carrière en photographie.

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Pete Strittmatter (à droite – Bureau divisionnaire de la Division de l’Est de l’Ontario) accompagné d’Omar Abouzaher (vice-président régional – Particuliers, East Market) à la Course de l’Armée du Canada 2015.

Pete travaille à la BMO depuis 34 ans, au siège social d’Ottawa. Si vous avez déjà participé à la Course de l’Armée du Canada auparavant, il se peut que vous le reconnaissiez : il y agit à titre de bénévole depuis la toute première course, en 2008, avant même que BMO ne devienne le commanditaire principal de l’activité.

C’est la conjointe de Pete, une fervente adepte de la course à pied, qui fut la première à lui parler de la Course de l’Armée du Canada. Pete a également des cousins qui font ou ont fait partie des Forces armées canadiennes (FAC). Le passé de coureuse de sa conjointe, l’association entre cette activité et les FAC et la présence de BMO sont les facteurs qui le motivent à continuer de participer à la course comme bénévole année après année.

Durant la fin de semaine de la course, Pete travaille avec les bénévoles de la BMO qui s’occupent de la coordination et qui fournissent le soutien logistique. Il participe également à la coordination de la distribution des trousses à chaque coureur. « C’est un rôle spécialisé, mais c’est l’une des nombreuses choses que fait la BMO et pour lesquelles les Forces armées sont reconnaissantes », explique-t-il. Les bénévoles et les employés de la BMO qui veulent participer à la course font preuve d’énormément d’enthousiasme.

« C’est plaisant de voir cette mer de chandails bleus », souligne-t-il.

Pour Pete, la Course de l’Armée du Canada est une activité qui a un profond symbolisme, car on y rend hommage aux femmes et aux hommes en uniforme. Les histoires qu’il a entendu raconter par les anciens combattants, les militaires, les organisateurs de l’activité et les coureurs au fil des ans dans son rôle de bénévole sont pour lui une source constante de motivation. La Course de l’Armée du Canada est une activité qui donne aux militaires l’occasion d’interagir avec le public et qui permet aux gens d’exprimer leur reconnaissance à nos militaires; c’est la plus importante activité du genre à laquelle Pete ait participé et il s’y amuse beaucoup. « Les FAC facilitent grandement mon travail de bénévole », précise Pete. Il affirme également que cette activité est la mieux organisée de toutes celles auxquelles il a participé.

« C’est une machine bien huilée et c’est un plaisir de faire du bénévolat pour cette organisation », conclut-il.

bmo_lisaLisa est une directrice de succursale qui travaille à la BMO depuis neuf ans. Bien qu’elle n’ait aucun antécédent en matière de compétition, elle court depuis des années, se concentrant sur les courtes distances. En 2016, Lisa s’est inscrite au Défi du commandant, sa toute première participation à la Course de l’Armée du Canada. Cette nouvelle épreuve ajoutée en 2016 consiste à courir le 5 km et le demi-marathon. C’était la première fois qu’elle a attaqué à cette distance.

En janvier 2016, Lisa a été approchée par sa collègue Tina qui voulait savoir si participer à la Course de l’Armée du Canada pouvait l’intéresser cette année. Lisa a accepté et, depuis ce temps, Tina l’encourage plus que quiconque. Elle a été aux côtés de Lisa tout ce temps, s’informant de ses entraînements et encourageant leurs collègues à appuyer Lisa eux aussi.

La source de motivation de Lisa est la culture militaire de la région de la capitale nationale et la participation de différents organismes, notamment la BMO, le ministère de la Défense nationale, les centres de ressources pour les familles des militaires, l’Initiative d’entraide entre militaires et le tournoi de golf « Appuyons nos troupes » de la capitale nationale. Elle est ravie que la Course de l’Armée du Canada réunisse toutes ces organisations, telle une grande famille. Après avoir entendu les témoignages et les expériences de femmes ayant travaillé dans des usines de fabrication de munitions durant la Deuxième Guerre mondiale, elle avait elle aussi envie d’offrir son soutien à la Course.

« Certaines des histoires que j’ai entendues sont bouleversantes et aident à mettre les choses en perspective, tant d’un point de vue personnel que professionnel », explique-t-elle.

Durant ses périodes d’entraînement, Lisa a travaillé ses distances de manière graduelle. Elle utilise une montre munie d’un GPS, ce qui lui permet d’adapter son rythme aux conditions météo. « C’est une bonne chose de s’entraîner dans des conditions aussi chaudes et humides », souligne-t-elle, mais elle a souhaité que l’air sera plus sec et frais le jour de la course. Elle s’entraîne seule et avec le soutien de son frère, qui a déjà participé à des triathlons de type IRONMAN. Lisa a constaté les bienfaits de la course, ayant perdu 20 livres depuis qu’elle a commencé à s’entraîner en janvier 2016. Elle a plus d’énergie, elle est plus productive au travail et a plus de facilité à se concentrer. « Lorsque vous vous sentez bien, vous paraissez bien, vous travaillez mieux, etc. », résume-t-elle.

bmo_aimeeAimée travaille à la BMO depuis sept ans, et elle a participé à l’épreuve du 5 km de la Course de l’Armée du Canada 2016 afin de démontrer son soutien à une personne avec qui elle est devenue très proche durant ses préparatifs pour un déploiement à l’étranger avec les Forces armées canadiennes (FAC).

Pour Aimée, son entraînement pour la Course de l’Armée du Canada a représenté une belle façon de manifester son soutien aux FAC. Elle a commencé son entraînement au printemps 2016 par de la marche et à l’été, elle a fait une transition à la course à pied. Elle s’entraîne deux fois par semaine en préparation de sa course.

Aimée se sent choyée de travailler pour une entreprise qui l’appuie depuis le début dans son aventure, mais également d’habiter dans une communauté qui soutient les coureurs chaque année.

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